mercredi 22 octobre 2014

Attaques contre le juge Gentil: Henri Guaino transforme son procès en vaste débat sur les magistrats

Case procès pour Henri Guaino ce mercredi. Nike TN En mars 2013, l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy avait accusé à plusieurs reprises le juge Gentil d'avoir «déshonoré la justice» en mettant en examen l'ancien président dans l'affaire Bettencourt. Des propos assumés par l'ex-plume élyséenne, et pour lesquels il est poursuivi pour «outrage à magistrat» et «discrédit jeté sur une décision de justice». Quelques jours après sa mise en examen, Nicolas Sarkozy avait bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire.
Soutenu par une grosse vingtaine de députés UMP venue à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Henri Guaino a voulu faire de ce procès une tribune sur la liberté d'expression Sac a main des parlementaires et sur le fonctionnement de la justice.
Critique de l'exercice du juge
Estimant que «toutes les tyrannies sont à combattre, la tyrannie politique, la tyrannie judiciaire aussi», Henri Guaino a revendiqué, au nom de son statut d'élu de la Nation, une liberté d'expression totale. En effet, si tous ses propos sont protégés par la loi au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, il peut être poursuivi pour des déclarations tenues en dehors de cette enceinte.
«On peut insulter tout le monde, un président de la République, un parlementaire, mais on ne peut pas critiquer un juge?», a questionné le député des Yvelines. «Je crois que la justice doit être servie par des magistrats qui, conscients de l'immensité des pouvoirs qui leur sont conférés, les exercent avec retenue. Sinon, Nike Requin nous flirtons avec l'abus de pouvoir et les limites de la démocratie», a encore assené Henri Guaino.

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